Bilan du projet

Nous savons que les jeunes entretiennent un rapport étroit avec tous les types de médias utilisant le support écran (télévision, jeux vidéo, Internet). La majorité des produits qu’ils consomment via ces médias font appel à la vidéo. Mais ce flux d’images omniprésent nous amène à nous interroger sur son impact éducatif envers eux.

N’est-il pas temps de créer un peu plus ?

Pourquoi faire de la vidéo ? Quels enjeux éducatifs en sciences physiques et en éducation aux médias ?

Nous ne faisons pas de la vidéo pour occuper les élèves ou parce que cela les intéresse, mais bel et bien parce que c’est un outil qui permet une forme d’expression libre et d’apparence moins rébarbative que l’écriture des règles de sécurité d'un laboratoire de physique. Et ce n’est pas pour cela que nos élèves n’ont pas écrit du tout non plus. En effet, un des atoûts d’un projet vidéo, c’est que nous faisons appel à de nombreux domaines créatifs : écriture, expression orale, linguistique, dessin, photographie, musique, informatique, audiovisuel, analyse de l'image.

Par ailleurs, en science physique, le thème de la sécurité mis en image par un clip-vidéo donne des points de repères nécessaires à l’élargissement d’une culture qui porte principalement sur les champs d’expression qui utilisent les images et les sons, mais qui ne peut à priori exclure aucun domaine.

Les étapes préparatoires :

Les élèves sont passés par différentes étapes préparatoires pour qu’ils façonnent leurs idées avant de passer à la réalisation de la vidéo elle-même. Selon l’ampleur du projet , ces étapes ont existé tant à l’écrit qu'à l’oral.

Nous avons tenté de trouver le juste équilibre pour leur permettre de donner un sens à ce qu’ils allaient filmer sans trop les immerger de techniques, surtout parce que pour la plupart, c'était leur premier projet vidéo.

Bilan des compétences travaillées :

Les élèves ont tout d'abord élaboré le synopsis, résumé condensé d’un scénario qui décrit les grandes lignes de l’histoire, esquisse les principaux personnages et leur évolution, sans entrer dans les détails. A cette occasion, ils ont pu traduire le clip en français, mais écrire aussi en anglais des ébauches d'idées.

En tant que document préparatoire, ce travail est nécessaire pour qu'il soit conforme au scénario finalement tourné. La règle dans un clip, est que chaque idée s'emboîte sous le texte d'une chanson, pour l’illustrer sous forme de messages vidéos et de mot-clés relatifs à la sécurité dans un laboratoire de chimie.

Un scénario est un récit destiné à être filmé. Un scénario est censé décrire ou suggérer ce que le spectateur verra dans un film. Nul dialogue puisque le clip est la base sonore du film, mais le scénario est riche en descriptifs (les indications visuelles).

Nos élèves, ici, sont entrés dans les détails du « quoi », ainsi que du « qui, où, quand ». C’est une étape intéressante pour aborder l’écriture dans un projet vidéo français/anglais.

Un storyboard est la représentation illustrée d’un film avant sa réalisation. Il s’agit d’un document technique utilisé en préproduction afin de planifier l’ensemble des plans qui constitueront le film. Les élèves ont bien compris que cet outil est pratique car il a amélioré la circulation des informations entre les équipes de tournage, et qu’il constitue donc un outil de référence lors de la production du film.

C’est le document que nous avons privilégié dès que le projet fut un peu construit. Il a permis aux élèves d’abord de mettre en forme ce qu’ils souhaitent exprimer par deux moyens : l’écriture et l’image. Cela fut très parlant pour les élèves qui l’ont compare souvent à une BD. Ce document s’est avéré être un excellent document de base pour toutes les étapes suivantes du projet. Une fois que les élèves ont su ce qu’ils devaient scénariser et comment ils souhaitaient le filmer, les étapes de repérage, récupération du matériel, répartition des rôles (devant et derrière/autour de la caméra) préparation et tournages s’est fait beaucoup moins dans le « brouillard ». Ce document a aussi permis aux élèves d’évaluer la différence entre ce qu’ils auront imaginé et ce qui est à réaliser sur le lieu du tournage.

La feuille de route est un outil qui a servi de base, avec le storyboard, pour synchroniser chaque plan, avec le rythme du clip. Les élèves ont appris ce qu'est une mesure, un temps, dans un morceau de musique et surtout à découper chaque plan en secondes, pour l'harmoniser avec la musique.

Les élèves ont été formés aux principales techniques d’analyse audiovisuelle et de prises de vue, ainsi qu'au cadrage. Un petit lexique de l'image leur a été remis. Le vocabulaire technique propre à l'audiovisuel et au cinéma, en anglais, a été appris. Enfin, chaque élève a pu trouver son compte dans l'apprentissage de la répartition des rôles d'une équipe de tournage. Une répétition a permis de mesurer le degré de responsabilité de chacun.

Tout un défi réussi qui a mis en avant le travail de toute une équipe, depuis plusieurs mois, pour atteindre la prise « parfaite »… ou presque, en à peine 5 heures de tournage seulement.

Les élèves se sont concentrés sur les prises, avec une camera numérique. Lors du montage, il s'agit d'ouvrir un logiciel de montage(Imovie) pour assembler les différentes prises entre elles, chacune étant devenue un fichier vidéo à part entière.

Comme il s'agit d'un clip-vidéo, il faudra aller plus loin. Deux outils suffisent à la réalisation d’un montage vidéo : découpage et déplacement.

Monter soi-même ?

Pour des raisons techniques et surtout de temps , il nous a semblé difficile de permettre aux élèves de participer au montage. Le storyboard, la feuille de route et le découpage en secondes des plans vont une fois de plus s’avérer utiles puisqu'il n'y aura plus qu’à réaliser ce que les groupes avaient imaginé en amont. La tâche la plus complexe reste la synchronisation image/ son, puisqu'il s'agit ici d'un clip-vidéo. Dévoiler ensuite aux élèves, le projet monté, va pouvoir les surprendre et ainsi être l’occasion de débattre sur l’impact d’un montage sur le message initialement prévu.

Connaitre les moyens de diffusion en amont du projet permet de définir les contraintes techniques à se fixer ainsi que les contraintes concernant les droit à l’image et droit d’auteur.

Finalité et objectifs atteints !

Ce projet a permis aux élèves l’expression, la valorisation, la créativité, la communication et l'échange

 

Vers le cahier pédagogique